Voici encore une petite chronique diffusée sur Vallée FM le 7 décembre dernier. Il s'agit de la seconde partie d'une interview que j'ai faite de la pianiste Rebecca Chaillot :
Ma pellicule...
Voici encore une petite chronique diffusée sur Vallée FM le 7 décembre dernier. Il s'agit de la seconde partie d'une interview que j'ai faite de la pianiste Rebecca Chaillot :
"Buried" de Rodrigo Cortès
Oui oui je sais, il était temps d'en parler (sorti le 3 novembre quand même)... Alors voilà ! Tout vient à point à qui sait attendre (c'est bien ça ?).
Le synopsis tient en une seule phrase : un homme se réveille enfermé dans un cercueil, six pieds sous terre et cherche à en sortir.
A première vue, on se dit « houlà, c’est risqué tout ça ! Faire tenir le spectateur pendant une heure et demie avec l’idée d’une personne qui essaye de s’échapper d’une boîte ?... » Pas évident, c’est sûr. Mais finalement, le pari est tenu et bel et bien réussi. Un miracle que nous a pondu là le jeune espagnol.
On doit ce prodige à plusieurs facteurs. D’abord, l’acteur. Forcément, on ne voit que lui pendant toute la durée de la projection, alors valait mieux qu’il soit bon. Il s’agit de Ryan Reynolds, véritable révélation dans « Buried ». Jusqu’à présent, pour la plupart des gens ce nom évoquait vaguement quelque chose, mais sans vraiment pouvoir citer sa filmographie avec précision. On l’avait vu notamment dans « Blade trinity » ou encore « X-men origins : Volverine », dans lesquels il tenait des seconds rôles. Mais ici, l’acteur prouve qu’il est capable d’aller beaucoup plus loin en matière de composition. Présent sur chaque plan du film, il s’empare du rôle au point qu’on se pose des questions sur les conditions de tournage (mais il était vraiment enfermé ou quoi ??). Le réalisme avec lequel il joue est captivant, impressionnant. Rodrigo Cortès déclare en justifiant son choix de casting que Ryan Reynolds ne fait pas semblant, qu’il est le personnage lorsqu’il se met en scène... Mais l’atout majeur du comédien est de tenir le rythme et de toujours garder le contrôle du temps. Chose importante et même indispensable pour ce film qui repose en grande partie sur sa cadence.
De la même façon qu’avait Hitchcock de tenir en haleine son public, Cortès s’amuse à jouer avec les émotions du spectateur en lui imposant des montées d’adrénaline toutes les 10 minutes. « La mort aux trousses dans une boîte », voilà ce qu’a voulu faire le cinéaste. Et bien c’est exactement ça. Même si le décor consiste en six planches de bois, il se passe dans ce cercueil autant d’évènements et de rebondissements que dans un film hollywoodien avec poursuites et fusillades. C’est pour cette raison précise qu’on ne sent pas l’heure et demi passer. On reste scotché à son siège, les yeux rivés sur l’écran, totalement absorbé par ce qui se passe devant nous.
La musique a également sa part de responsabilité. Elle incarne un personnage à elle seule. Là encore, on pense à Hitchcock qui donnait à la bande son une importance capitale. Les moments de panique, de stress, d’apaisement sont rythmés à coups de violons et les instruments nous dictent notre réaction.
Puisque c’est un huis clos où l’espace est réduit à quelques deux mètres cube, Cortès mise sur son acteur et sur la technique pour captiver son spectateur. Il use de sa caméra et de la lumière pour exprimer ce qu’il veut faire passer à l’écran. On est tantôt plongé dans l’obscurité, tantôt éclairé par la flamme d’un zippo ou l’écran d’un téléphone portable. Ainsi, le réalisateur parvient à créer un jeu de lumières et d'ombres. Le résultat est surprenant. Il s’appuie également sur le son afin de traduire l’atmosphère étouffante qui se dégage de cette boîte. La respiration de Paul, les bruits qui résonnent depuis la surface, les planches de bois qui cèdent parfois à la pression du sable... Autant d’indices qui permettent toujours plus de réalisme. On transpire sur nos sièges !
Pour conclure, je vous dirai qu'on ressort de "Buried" complètement bouleversé, retourné. Et une fois qu'on met le nez dehors, on respire à pleins poumons ! Pour ma part, le métro bondé en heure de pointe m’a paru soudain magnifiquement spacieux ! Bien évidemment, ce film est déconseillé aux claustros.
EN GROS : LA bombe 2010 ! J'avais pas pris une si grande tarte en salle obscure depuis bien longtemps. Et ça fait du bien !
"Les petits mouchoirs" de Guillaume Canet
Au départ, je n'avais pas spécialement prévu de découvrir ce film sur grand écran. Non pas que je sois hostile à l’œuvre du jeune cinéaste français, mais disons que ce n’était pas ma priorité parmi les affiches du moment. J’étais plus volontiers intéressée par « Buried » de Rodrigo Cortès par exemple. Enfin bref, ce soir-là, ma grande soeur a envie de voir « Les petits mouchoirs », alors je paye mon ticket avec plaisir.
A la suite d'un évènement tragique, une bande de copains décide malgré tout de partir en vacances d'été. Ils laissent pendant plusieurs semaines leur ami à l'hôpital, gravement blessé après un accident de la route. Plus ou moins rongé par la culpabilité, chacun va peu à peu se révéler durant le séjour et lever les petits mouchoirs qui masquaient jusqu'à présent ce qui le dérangeait dans son quotidien...
Et bien finalement, aucun regret après ces deux heures et demi passées dans la salle obscure ! On ne voit pas le temps défiler et on passe un excellent moment.
Déjà, premier atout indéniable du film : son casting. François Cluzet, Marion Cottillard, Gilles Lellouche,Valérie Bonneton, ou encore Benoît Magimel sont de la partie. Du beau monde qui n'a plus à prouver son talent. Une fois encore ici, leur jeu est convaincant et on y croit. François Cluzet notamment excelle. Il incarne le rôle de Max Cantara, riche quinquagénaire qui reçoit ses amis pour les vacances dans sa résidence secondaire luxueuse. Stressé et très bouleversé par une révélation que lui a faite son meilleur ami juste avant le départ, il gère plus que mal le séjour. L'acteur enchaîne alors les crises de nerfs, colères et coups de gueule avec brio. Il parvient à être par moments exécrable, tout en inspirant un minimum de sympathie, ou du moins de compréhension chez le spectateur. Cet équilibre apparaît notamment dans une des scènes les plus marquantes du film, où il s'aperçoit qu'il va peut-être trop loin. Il se surprend à regretter ses paroles à l'instant même où il les prononce.
LE bon point du film reste son ton. On rit énormément pendant la projection. Que ce soit dû au jeu des acteurs (je pense à Marion Cotillard qui se révèle dans une scène d'hystérie hilarante), aux dialogues ou à certaines situations cocasses (François Cluzet défonçant le mur d'une salle de bain pour attraper des fouines), l'humour est toujours au rendez-vous. Une comédie franche réussie.
Quant à la mise en scène, on sent un Guillaume Canet définitivement à l'aise et à sa place derrière la caméra. Sans révolutionner le septième art, on voit qu'il maîtrise de manière habile la réalisation. Tout est fluide, logique (petit coup de coeur pour un plan séquence d'ouverture remarquablement bien mené).
Mais tout de même quelques petits défauts sont à noter. Il paraît que ce film à fait couler des larmes aux plus insensibles d'entre nous. Et bien pour ma part, qui suis pourtant très sujette aux crises de pleurs au cinéma, je n'ai pas versé une goutte. En fait, non pas que ce ne soit pas émouvant, mais j'ai trouvé que l'on avait sans doute un peu trop misé là-dessus. On a comme l'impression à la fin qu'il y a une volonté de faire pleurer tout le monde. On peut aussi trouver qu'il y a quelques clichés gênants chez les personnages qui pourraient nous empêcher de s'identifier à eux... Alors que c'est justement le côté sympa des « Petits mouchoirs », le film arrive à retranscrire la réalité, ce que sont les « vraies » relations humaines. Enfin, ce ne sont pas ces quelques détails qui vont venir gâcher ce moment de bonheur.
EN GROS : Bon, on est quand même loin du chef-d'oeuvre et le scénario n'est pas ultra original, mais on passe un excellent moment. On rit et les acteurs sont convaincants. Vraiment sympa !
Chronique du 9 novembre - Suite interview :
Chronique du 8 novembre - Interview du comédien David Clavel :
Chronique du 26 octobre sur le film "The Social network" :
Chronique du 25 octobre à propos du comics "Walking dead" :
Emission du 20 octobre - Suite interview :
Emission du 19 octobre - Interview de Delphine Thellier :
Emission du 18 octobre sur l'exposition de Larry Clark à Paris :
Emission du 6 octobre sur Jean-Michel Basquiat :
Emission du 24 septembre sur le concert de Raggasonic à la fête de l'Huma :
Emission du 23 septembre sur le Grand Zapping Show :
Emission du 3 septembre sur la chanteuse Kate Nash :
"Kick Ass" de Matthew Vaughn
Je me souviens lorsque j’étais partie voir ce film au cinéma, je n’étais pas plus emballée que ça à l’idée de le découvrir. Ca avait l’air sympa mais pas grand-chose de plus. Et bien comme quoi parfois, l’intuition peut bien tromper. Il se trouve que « Kick Ass » est une de mes révélations de l’année. Une énorme surprise à côté de laquelle on aurait vraiment tort de passer.
Dave est un ado fan de comics. Sans être le gros geek repoussant toujours fourré chez lui devant son ordi, c’est un lycéen banal, sans copine, sans talent, ni renommée quelconque. Et pour ajouter à ce triste tableau, il se fait régulièrement dépouiller par des voyous dans la rue. Un jour, le jeune homme se met en tête de se créer son propre personnage de super-héros. Il s’invente donc le nom de Kick-Ass, se pare d’un costume et se lance dans la bataille contre le crime. Mais le problème, c’est que Kick-Ass n’a aucun superpouvoir. Il se retrouve vite confronté à la dure réalité...
Alors d’abord, c’est à une excellente comédie qu’on a affaire là. Un film comique qui fera rire tout le monde, et pas seulement les accrocs de BD. Il y a bien sûr des références par ci par là que les connaisseurs du genre pourront relever, mais pas de quoi larguer les non-avertis. En gros, si vous n’avez jamais ouvert un comics, que vous n’êtes pas du tout cinéphile et que vous avez plus de 50 ans, ne vous en faites pas, vous aimerez quand même ce film ! Bon après, vous manquerez certains détails sympas, mais rien qui ne vous fasse perdre le fil.
Kick-Ass est une sorte d’anti-Spiderman. Même si on apprécie l’homme-araignée, ça fait toujours plaisir de découvrir quelque chose qui sort des clichés, qui les détourne. Le personnage de Dave par exemple. Loin de Peter Parker, de Bruce Wayne ou les autres qui continuent de se chercher et d’évoluer au fil des épisodes, ce jeune lycéen un peu looser quant à lui sait qui il est. Il est en paix avec lui-même, sans nier qu’il aimerait avoir une existence plus excitante. C’est un garçon passionné, rendu sexy par sa naïveté. La caméra ne s’attarde donc pas sur sa psychologie puisqu’elle est toute faite. Et hors de question d’en changer, on l’aime comme ça.
Le film réserve de magnifiques séquences d’action, qui mêlent souvent comique et cascades. Mais c’est toujours fait avec subtilité, sans jamais tomber dans le grossier. On se prend des rafales de balles, des coups de couteau, des poings dans la figure à tout va, on retient sa respiration devant un plan entièrement noir et on adore. La bande originale a également son petit effet. Les perspicaces reconnaîtront des thèmes de films connus, comme celui de « 28 jours plus tard » ou encore de « Batman the Dark Knight ».
Matthew Vaughn réalise le fantasme de tous les garçons : confronter la réalité à tout ce qu’on peut voir dans les comics, les films, les romans d’aventure, ou autres récits qui font rêver. Répondre enfin à la fameuse question « et si ça existait vraiment les superhéros sans pouvoirs, ça donnerait quoi ? ». La réponse est là, elle est assez violente et brutale. Mais au final, « Kick-Ass » préfère rester un bon divertissement, qui nous fait passer un excellent moment. Enfin bref, vous l’aurez compris, aucune raison de ne pas avoir ce DVD chez vous.
EN GROS : Ca-non !!
Je n'écris plus du tout sur mon blog depuis un petit moment là je sais... Ceci s'explique car je n'ai plus beaucoup de temps pour cela.
Je travaille bénévolement pour une radio (http://www.valleefm.fr/) depuis le 30 août et cela me prend pas mal de temps. C'est quelque chose qui me passionne donc je continue, mais du coup je dois laisser un peu de côté mes critiques perso.
Alors j'ai trouvé une solution. Je vais mettre mes émissions radio en ligne ! Et je promets que de temps en temps j'ajouterai par-ci par-là un petit article... Bonne écoute !
Disney Pixar présente "Toy story 3" !
Mercredi 14 juillet 2010. C'est la fête nationale, tout le monde a regardé le défilé militaire à la télévision ce matin. Les français ont bien profité de leur journée chômée et se préparent à sortir ce soir pour aller admirer le feu d'artifice. Mais si aujourd'hui est un grand jour, ce n'est pas grâce à la Révolution. Car loin de la Bastille et des pétards, un évènement de taille annoncé depuis longtemps est enfin arrivé, et je ne saurais y manquer sous aucun prétexte ! Vous l'aurez deviné, il s'agit de la sortie tant espérée du dernier chef-d'oeuvre de Pixar, "Toy Story 3" ! Je suis donc au rendez-vous à la séance de l'après-midi, accompagnée de mon chéri, aussi emballé que moi !
Les amateurs de Woody et sa bande auront deviné le titre choisi pour le générique de début. Comme dans les deux premiers opus, la chanson "Je suis ton ami" nous entraîne joyeusement dans la maison d'Andy (qui a désormais 17 ans !!) et nous réunit à nouveau, probablement pour la dernière fois (snif !) tous ensemble, jouets, enfants, adultes, imaginaire et... nostalgie.
Les premières images, avant celles de la maison, en mettent plein la vue. Les créateurs ont apparemment laissé libre cours à leur imagination, et surtout à leur talent. Il semble même qu'ils aient conçu un décor sur mesure à cette séquence, pour prouver durant les premières minutes qu'ils sont capables d'épater la galerie. On est scotché devant cette scène d'action où inventivité scénaristique et technique s'allient pour ouvrir le bal. C'est bon, les bouches restent ouvertes et les yeux écarquillés scintillent dans la salle. Ils sont décidément très forts chez Pixar.
Après cette introduction magistrale, on se focalise sur l'histoire et ses personnages. Le visuel, sans devenir fade et grossier, ne tranche plus si clairement avec les films précédents. C'est du Toy Story, à l'ancienne, ou presque. Et là, on exulte !! Nos jouets préférés nous entraînent dans une aventure inédite et pour le moins surprenante. Les voilà débarqués au milieu d'une garderie, où enfants de tous âges se partagent chaque jour nounours, barbies, voitures et légos. Le paradis pour des joujous qui s'attendaient à croupir dans la poussière d'un grenier ! Mais finalement, les choses s'avèreront être un peu moins idylliques que ce que nos héros avaient imaginé...
J'ai ri de bon coeur durant la projection, et je n'ai cessé de me dire "génial !" pendant toute la durée du film. "Toy Story 1" reste indéniablement le meilleur de la trilogie de par son côté révolutionnaire, mais celui-ci le talonne aisément. Parfait de A à Z. Un scénario audacieux et ingénieux, des nouveaux personnages attachants, forcément drôles, et toujours cette seconde vision possible du film, plus "adulte", un humour irrésistible et cette capacité perpétuelle à interpeller le spectateur, réussir à l'émouvoir avec de simples jouets qui parlent. Et surtout ce gosse qui s'amuse grâce à eux.
EN GROS : Un grand régal ! Une suite et fin parfaite, avec du rire, de l'émotion, de l'émerveillement. Toy Story parvient encore une fois à donner vie à nos rêves d'enfant. Comme pour la fin d'une série que l'on aurait suivie durant ses dix saisons, c'est avec regret et non sans une petite pointe de chagrin que l'on dit au revoir ici à Woody, Buzz, M. Patate et les autres.
"HHhH", de Laurent Binet
Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler ici d'un livre que je viens de terminer. "HHhH" de Laurent Binet, sorti cette année, a reçu le Goncourt du premier roman. Une récompense amplement méritée et je me réjouis de voir que l'ouvrage a été couvert d'éloges par la critique et par le public.
Ce titre énigmatique signifie en fait "Himmlers Hirn heisst Heydrich (Le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich)". C'était l'un des surnoms donnés au terrifiant commandant SS Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo, chef des services secrets et planificateur de la Solution finale. Laurent Binet fait le portrait du Reichsprotektor de Bohême-Moravie, désigné aussi comme "le boucher de Prague", "la bête blonde", ou encore "le bourreau". Puis il raconte l'histoire de l'opération "Anthropoïde", et de ces héros de guerre, Gabcik et Kubis. En 1942, ces deux jeunes parachutistes tchécoslovaques sont chargés par le gouvernement tchèque en exil à Londres d’assassiner "l'homme le plus dangereux du IIIe Reich".
Personnellement, je ne m'en remets toujours pas. Je ne suis pas du tout critique littéraire et mes critères de jugement ne sont pas préalablement définis. En lisant ce bouquin, je n'ai pris aucune note en prévision de donner mon avis. Je dirai donc simplement ce que j'ai ressenti durant ma lecture et l'impression que me laisse l'oeuvre, encore un jour après l'avoir dévorée.
Déjà, le style m'a immédiatement séduite. Ce n'est sûrement pas le premier du genre, mais l'auteur choisit ici de s'inclure dans son récit. Il intervient régulièrement afin de relater son travail d'écriture, il évoque ses doutes, ses peurs, ses interrogations, ses obsessions. Et surtout, il insiste sur le fait qu'il n'a pas l'intention de faire un roman historique. D'ailleurs, c'est tout au long des chapitres ce qu'il s'évertue à éviter : romancer, faire de l'Histoire de la littérature. Donc, aucun "cette histoire est basée sur des faits réels" en préface. Ainsi, il s'en tient aux faits dont il est absolument sûr de l'authenticité. Mais cette tâche est loin d'être aisée. Et l'écrivain se surprend sans cesse lui-même à lutter pour ne pas céder à la tentation de l'invention, de la broderie, du pur imaginaire. Chapeau donc pour cette volonté de fer et ce courage.
Le summum de son talent consiste en ce que Binet parvient à nous passionner sans justement faire de la prose littéraire. Il nous fait partager sa passion et nous immerge dans son univers d'obsédé, maniaque du détail et complètement absorbé par son travail. On a l'impression de lire un bouquin d'Histoire pour les dates, les évènements, les noms cités, etc. mais également une enquête, un essai, et un roman. Car les faits sont passionnants, ils sont par essence romanesques, pas besoin de leur ajouter quelque métaphore ou autre figure de style pour que cela accroche ! Il suffisait de s'en aviser, et rendre hommage à ça. Laurent Binet le fait avec justesse et humilité.
Le ton est également délicieux. L'auteur n'hésite pas à être subjectif. Il donne son appréciation sur ce qui lui chante, quand ça lui vient. Tantôt révolté, écoeuré par des comportements de responsables politiques, tantôt exalté et impressionné par la bravoure des résistants.
Enfin bref, j'en ai déjà trop écrit comme d'habitude. Je fais ma révérence à cet auteur qui m'a parfois émue, souvent instuite, et régulièrement fait sourire à travers ses pages. Il m'a rappelé que l'homme était capable du pire, de l'horreur, de l'innommable, mais également du bon, du juste, du salutaire.
EN GROS : Une histoire épique authentique, intelligemment racontée, qui ne peut laisser indifférent. Et une chose est sûre, vous aurez envie de visiter Prague après lecture !
Mes petites critiques sur les différents films que je vois... Et vous qu'en pensez-vous ?
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